Tarab

Cie 7273
Mise en scène/chorégraphie: Laurence Yadi, Nicolas Cantillon
Durée: 55 minutes
Âge recommandé: 6 ans

Lieu et année de création: Pavillon ADC - Association Danse Contemporaine, Genève , Suisse – 2013

Le Tarab est un concept clé de la culture arabe. Il fait référence à lʼémotion générée par la combinaison de la poésie, de la musique et de la spiritualité. La chanteuse égyptienne Oum Kalsoum, aussi appelée « la mère de tous les Arabes », est lʼincarnation même de cette synthèse. Le Tarab sʼapparente au groove pour le funk, au swing pour le jazz, au duende pour le flamenco. Cʼest cet état indéfinissable de la musique proche de la grâce, que nous intégrerons dans cette création. Indissociable de cette nouvelle étape dʼécriture chorégraphique, déjà amorcée dans Nil, la musique fera cette fois encore, lʼobjet dʼune collaboration avec le compositeur Sir Richard Bishop. Sa vision du monde et son inspiration font écho aux champs que nous explorons ; notamment, le questionnement sur les relations entre le terrestre et lʼici-bas, la spiritualité et le divin, le corps et la sensualité. Dans Tarab, musique et danse sʼimbriquent telle une « cérémonie souf groovy », fondée sur la recherche dʼune danse extatique, organisée autour du groupe et de ses différentes personnalités. Cet ensemble sera porté par une musique aux accents arabo-andalous composée par Sir Richard Bishop. Notre démarche artistique vise à composer une écriture du mouvement capable de produire une forme dʼhypnose lors de sa présentation. Cette recherche sʼimprègne des courbes et liaisons visibles dans la calligraphie arabe. Nous lui adjoignons des repères qui appartiennent à lʼhistoire de la danse occidentale. Manière aussi pour nous dʼinstiller une fantaisie, un humour qui, au-delà de la référence ou de la citation, autorisent la distance nécessaire pour se réinventer. Cette démarche procède aussi dʼune façon dʼappréhender la danse par le biais dʼune gestuelle singulière qui a donné naissance au style FUITTFUITT, créé en 2006, et caractérisé par une dimension ornementale, baroque, exempte du syncopé : le mouvement se déroule dans un flux continu sans jamais se répéter. Se donne à voir alors une danse hypnotique, hantée par un désir dʼinfini ; nous sommes en effet habités par le fantasme dʼentrer dans le mouvement et de ne plus jamais en sortir. Avec dix danseurs sur le plateau, nous pouvons alimenter ce désir dʼétirer le temps encore davantage tout en créant une communauté plus dense. Après lʼenivrante expérience de la création Nil, pièce pour six danseurs, dans laquelle nous avons exploré les sensations du groupe autour dʼune partition musicale inspirée du Moyen-Orient et de ses caractères emblématiques, nous souhaitons renouveler cette pratique avec dix danseurs cette fois, nombre symbolique pour célébrer nos 10 ans de création ; le Moyen-Orient pour sa puissance dʼévocation, dans lequel nous puisons notre inspiration en nous efforçant dʼen donner une image dégagée des références à lʼactualité immédiate du monde arabe : il sʼagira plutôt, comme avec la pièce Nil, de donner à voir une sorte de transe spatiale, novatrice et jouissive. Pour autant, la notion de « bonheur », dans un contexte tourmenté tel que celui du Moyen-Orient nous interroge : quel sens a-t-elle ? pourquoi un enfant qui grandit au Caire ou à Ramallah semble-t-il porté par une énergie et une envie de vivre à toute épreuve ? Et ce, malgré la misère, les menaces ambiantes...Sans verser dans un idéalisme naïf, ou dans le mythe abusif dʼun orient fantasmatique, nous avons constaté sur place, cette vitalité qui ne donne pas prise au désenchantement et fait la part belle à la danse. La danse, omniprésente dans les foyers, ou même dans la rue, se lit telle une écriture qui se transmet depuis la nuit des temps ; les mouvements semblent tramés par un savoir-faire inconscient. Ce constat procède dʼune observation in situ, lors de nos voyages dans cette partie du monde, qui nous inspirent et nous ressourcent. Cet élan, cette aspiration, cette énergie vitale ressentis sur place procèdent-ils du Tarab ? Cʼest lʼinterrogation que la prochaine création entend travailler et développer. Propos recueillis par Graziella Jouan
Danse
Pluridisciplinaire
Contemporain
Grand plateau

Cie 7273
Boulevard Saint-Georges 8
1205 Genève
Suisse

+33787028839
cie7273.com

Langues (versions disponibles du spectacle): Français, Anglais

Chorégraphie
Laurence Yadi, Nicolas Cantillon

Auteur·ices
Laurence Yadi, Nicolas Cantillon

Production
Cie 7273

Collaboration artistique
Graziella Jouan
Conception
Laurence Yadi
Nicolas Cantillon
Interprétation
Luc Bénard
Nicolas Cantillon
Gildas Diquero
Soryan Djojokarso
Karima El Amrani
Victoria Hoyland
Lola Kervroëdan
Margaux Monetti
Aline Lopes
Gabriela Gomez
Lumière
Patrick Riou
Son
Nicolas Field
Musique
Sir Richard Bishop
Costumes
Olga Kondrachina
Vidéo
Sandra Gisy
Donkeyshot film production
Ahmed Abdel Mohsen
Direction technique
Arnaud Viala

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