Utopia Mia

Philippe Saire avec les interprètes

Cie Philippe Saire

Note d’intention
« Mon passage à l’âge adulte a baigné dans ces années 1970 qui ont prolongé mai 68, Woodstock, le Flower Power. J’étais non-violent, contre la société de consommation, je croyais qu’on pouvait changer le monde en s’y mettant tous ensemble, je croyais sérieusement à tout ça. Le récent mouvement de Indignados m’a donné envie de questionner nos utopies, de revisiter mes élans et aspirations de jeune adulte, et de chercher comment un spectacle de danse pouvait traduire tout ça.
Très vite, il m’a paru évident que la danse était le lieu où le politique devait s’exprimer par ses implications intimes. Et que je devais donner de l’Utopie une traduction au plus proche de moi, de ce que je percevais de notre époque, et de comment je pouvais la rattacher à un passé proche.
Les corps et les images sont imprégnés de toutes nos ambivalences, de nos aspirations, de nos refus, de nos luttes, de nos tentatives de dépassement, de nos oublis et dénis du réel. De notre fondamental désir d’être biens au monde, et dans un monde bien.
Le processus m’a amené à ne garder que quelques rares références historiques, comme les traces altérées d’un passé proche. Les années 1970 prennent ici l’aspect d’une imagerie quelque peu dérisoire. L’évocation prête à sourire, mais c’est un regard à la fois tendre et dubitatif qui est posé, au même titre que notre mémoire collective.
J’ai évité toute nostalgie et me suis appliqué à rendre intemporel ce qui traverse les interprètes, à composer une fresque personnelle qui se rattache à notre condition d’humains désirants, et à nos arrangements.
Les u-topies – ces pays de nulle part – n’ont jamais abouti, utopique est devenu aujourd’hui synonyme d’irrationnel. Elles ont pourtant le mérite de nous demander de quoi est fait notre rationnel. Et s’il est réellement ce que nous souhaitons. Je suis certain qu’il est vital de déserter parfois le camp de l’impuissance, et salutaire de prendre celui de l’innocence. De repenser aux « pourquoi » de notre petite enfance.
Et la danse, le spectacle, c’est finalement de l’utopie en barres: rendre et garder sensible, et résister, à la disparition de l’altérité, à la disparition du regard qu’on pose sur autrui, à nos yeux captivés et capturés par les écrans… Je me dis parfois que mon utopie se concrétise là, peut-être. »
Philippe Saire

Contact Administratif

Cie Philippe Saire
Avenue de Sévelin 36
1004 Lausanne
Suisse
021 620 00 12

www.philippesaire.ch



Distribution

Chorégraphie
Philippe Saire avec les interprètes
Production
Cie Philippe Saire

Interprétation
Géraldine Chollet
Philippe Chosson
Lee Davern
Maïté Minh Tâm Jeannolin
Antonio Montanile
Scénographie
Eric Soyer
Lumière
Eric Soyer
Son
et régie vidéo Xavier Weissbrodt
Musique
Stéphane Vecchione
Valérie Niederoest
Costumes
Isa Boucharlat
Maquillage
Nathalie Monod
Vidéo
Renaud Rubiano
Direction technique
Benoît Michellod
Vincent Scalbert
Administration
Valérie Niederoest et diffusion Gábor Varga
Mais encore
Dramaturge: Roberto Fratini Serafide
Assistanat: Émilie Launay-Bobillot
Régie lumière: Pascal Di Mito


Photos du spectacle

Aucune représentation

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